La Commission veut aider les villes européennes à mettre en place une mobilité durable

le Mercredi 21 octobre 2009

 

Plus de 60% des Européens vivent dans une ville de plus de 10 000 habitants. Une réalité qui ne  pouvait laisser indifférente l'Europe, qui affiche des ambitions élevées en matière de lutte contre le changement climatique. Ce défi passe notamment par l'adoption d'un nouveau plan d'action sur la mobilité urbaine durable, offrant un panel de mesures visant à réduire la pollution liée aux déplacements en ville.

 

Plus de 60% des Européens vivent dans une ville de plus de 10 000 habitants. Une réalité qui ne  pouvait laisser indifférente l'Europe, qui affiche des ambitions élevées en matière de lutte contre le changement climatique. Ce défi passe notamment par l'adoption de mesures visant à réduire la pollution liée aux déplacements en ville. C'est l'objectif visé par le nouveau plan d'action sur la mobilité urbaine durable, adopté par la Commission européenne le 30 septembre dernier.

 

Une boîte à outils pour les collectivités

 

Il faut préciser d'emblée que ce plan d'action n'entraînera pas l'adoption de nouvelles réglementations qui s'imposeront aux collectivités. Il vise simplement à aider ces dernières à rendre les transports urbains plus respectueux de l'environnement à travers une série de recommandations. Il s'agit donc d'une "boîte à outils dans laquelle elles pourront piocher si elles le souhaitent", comme l'expliquait dans une interview au Moniteur une responsable de la DG Transports et Energie de la Commission européenne.

 

20 propositions de nature diverse

 

Les préconisations de la Commission sont variées et cherchent à dessiner une approche globale du problème. Elles vont d'une amélioration de l'information à destination des usagers au soutien de la recherche en faveur de véhicules propres en passant par l'encouragement des collectivités à échanger des bonnes pratiques sur le sujet. 
 

La Commission s'engagera à travers des actions d'information et de sensibilisation, le pilotage d'études économiques, la fourniture d'expertise aux collectivités désireuses de traiter ce problème, ou la prise en compte de la mobilité durable dans les programmes européens en cours.
 

 

Pas de financements supplémentaires pour le moment
 

Certaines propositions en faveur de péages urbains ou de zones vertes obligatoires, évoquées lors des travaux préparatoires, ont finalement été abandonnées, Bruxelles préconisant l'information et l'échange de bonnes pratiques plutôt que des mesures coercitives.

Côté finances, la Commission européenne s'engage à "optimiser les fonds existants" et "analyser les besoins de financements futurs". Elle suggère aussi le recours à la Banque européenne d'investissement et rappelle qu'elle se préoccupe déjà de mobilité durable à travers des programmes comme URBACT ou STEER. Pas de nouveaux moyens sur la table pour le moment... En attendant les prochaines perspectives financières ?
 

La Commission propose donc un plan assez vaste par son spectre d'action, mais qui peut paraître modeste sur le plan opérationnel. Ceci reflète certainement la volonté de la Commission de ne pas trop interférer dans les compétences des échelons nationaux et locaux (subsidiarité oblige !), mais aussi la faiblesse actuelle du budget communautaire. Dans quatre ans, la Commission dressera un bilan de l'application de ce plan et réfléchira à l'opportunité de mettre en oeuvre de nouvelles actions.
 

Liens :
 

Le plan d'action (PDF)


Interview sur le Moniteur